Certes, Cyril Hanouna est très content de  voir la remontée des audiences de son émission « Touche pas à mon poste ». Mais en ce qui concerne certains fans il pourrait moins se réjouir. D’après La Dépêche, mardi passé après la pub, environ 20h40, des personnes ont envahi le cadre de tournage de l’émission de Cyril Hanouna, désirant intervenir sur le plateau, mais la sécurité les en empêchait. Au final, l’animateur à accepter de leur passer le micro un moment pour qu’ils parlent de la raison qui les a poussé  à être présence.

En effet, celui qui prend la parole porte une chemise et une cravate, avec un masque sur le visage. Il indique que ses collègues et lui ne sont pas venus pour créer un scandale ou pour se donner en spectacle. Ce sont juste des maîtres d’hôtel, dont la situation est devenue très compliqué en raison de la crise sanitaire et des mesures de restriction qui affectent durement leur secteur d’activité.

« Nous représentons les précaires, les extras. Aujourd’hui la plupart sont au RSA. Le mois prochain, on sera le double au RSA », a-t-il indiqué. D’après Michel, c’est son prénom, « les intermittents du spectacle ont été reconduits dans leurs droits, jusqu’à août 2021. Nous, je sais pas pourquoi, on nous a sortis du système (…) On nous a totalement lâchés. Nous n’avons plus rien ».

Cyril Hanouna les a conviés à s’exprimer plus amplement dans son émission jeudi. Le maître d’hôtel, comme plusieurs de ses collègues, peinent financièrement à cause de la crise sanitaire. Ils ont voulu dire leur pensée au sujet des mesures sanitaires mises en place dans le but de freiner la propagation du covid-19.

En effet, sur le plateau de C8, le maitre d’hôtel à donner un témoignage pratiquement similaire à celui qu’avait donné Cédric, ex aventurier de « Koh-Lanta », dorénavant gérant  d’un bar à  Paris, sur les ondes de BFMTV le 6 octobre. «Pour nous, ce n’est pas la meilleure solution », a-t-il expliqué, arguant la possibilité de la création de clusters un peu partout.  L’homme confirme que le phénomène est même lancé, et évoque fête à la maison, «fêtes sauvages» dans plusieurs autres endroits, sans «aucun contrôle, donc pas de masque, pas de gel hydroalcoolique, pas de distanciation».

Et selon lui, les gérants des établissements hôteliers, restaurants, bars, auraient pu aider à effectuer ces contrôles et assurant que des mesures de sécurité soient appliqués. Le maitre d’hôtel craint bien sûr de devoir fermer leurs établissements. «Vous allez voir un nombre de fermetures et de dépôt de bilan qui va être incroyable », a-t-il dit, indiquant que «c’est la nuit parisienne et française », qui va être démolie.